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Pisciculture: Comment utiliser la feuille de moringa dans l’alimentation des tilapias de manière économique

Une étude réalisée par des chercheurs maliens a montré que la farine de feuilles de moringa est une solution innovante et économique pour mieux développer la tilapiaculture au Mali.

Au Mali, le coût du kilogramme d’aliments pour poissons varie en moyenne entre 750 et 2500 FCFA. Ces aliments sont généralement importés et sont composés de maïs entier broyé, de farine de poisson, de gluten de maïs, de tourteau de soja, de farine de blé, de vitamines et de minéraux, de sipernat et d’huile de tournesol. Cependant, la « dépendance de nos producteurs à l’aliment importé, qui coûte cher, menace sérieusement la viabilité économique des fermes aquacoles et leur rentabilité», reconnaît le Dr Hawa Coulibaly, chercheuse à l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA).

Selon la chercheuse Hawa Coulibaly qui a mené une étude sur les aliments pour poissons, notamment les tilapias, « l’utilisation de la poudre de feuilles de moringa dans l’aquaculture permet de réduire les coûts de production alimentaire et, par conséquent, améliore la rentabilité des exploitations ».

Cette étude a porté sur 280 tilapias du Nil avec deux régimes alimentaires, contenant respectivement 0 % et 20 % de farine de feuilles de moringa oleifera. Dans le deuxième régime alimentaire, la farine de poisson a été remplacée par la poudre de feuilles de moringa.

Il ressort de cette expérience que les poissons nourris avec l’aliment contenant 20 % de farine de moringa avaient une performance plus élevée que les autres. Ainsi, explique le Dr Hawa, « la poudre de feuilles de moringa peut être utilisée dans l’alimentation des tilapias sans compromettre leur croissance ».

Pour la chercheuse, en utilisant cette technique innovante, les pisciculteurs maliens auront la possibilité de réaliser d’énormes profits en économisant sur le coût d’achat des aliments.

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Cet article a été rédigé par la journaliste  Daniella Agbalo et édité par Tchétché A., éditeur d’articles à Sciences de chez Nous (SDCN). L’article a été approuvé pour publication par la rédactrice en cheffe de Sciences de chez Nous, Fatimatou Diallo. 

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