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Endométriose au Mali : un faux chiffre sur la prévalence démenti par la Société malienne de gynécologie obstétrique

Malgré la fréquence de consultation liée à l'endométriose dans les centres de santé, aucune étude n'a encore été consacrée à cette pathologie au Mali. 

Quand on recherche sur internet, la prévalence de l’endométriose au Mali est de 30%. « Ce taux est mensonger et trompeur », souligne à Sciences de chez nous (SDCN) la Société malienne de gynécologie, joint au téléphone. 

« Il n’y a pas eu d’étude qui a donné la prévalence exacte de la maladie au Mali », a indiqué docteur Zakary Théra, médecin généraliste et ex-interne en gynécologie obstétrique. L’expert souligne que malgré l’inexistence de données sur l’endométriose dans le pays, « il y a quand même une augmentation de cas en consultation ». Mais la prévalence de 30% racontée dans certains médias est “totalement fausse” soutient-il.

Pour le moment, personne ne peut expliquer la cause réelle de la pathologie. « Il est possible qu’un mauvais fonctionnement du système immunitaire et de  certains facteurs génétiques  en soient la cause », explique le gynécologue obstétricien Youssouf Diarra. 

Selon lui, l’hypothèse la plus admise soutient que durant les menstruations, le sang et les couches superficielles de l’endomètre sont normalement expulsés vers l’extérieur par des contractions musculaires. À l’occasion, il se peut que le flux sanguin s’inverse  et que le sang contenant des cellules endométriales soit dirigé vers la cavité pelvienne en passant par les trompes de Fallope. La vidéo du confrère Le Monde ci-contre explique en détaille la maladie.

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Cet article a été rédigée par la journaliste  Bertine Kalnimé et édité par Tchêtché A., éditeur d’articles à Sciences de chez Nous (SDCN). L’article a été approuvé pour publication par la rédactrice en cheffe de Sciences de chez Nous, Fatimatou Diallo. 

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